
L’art Makondé est typique du nord du Mozambique.
Il s’agit la plupart du temps de sculptures en bois d’ébène, de santal ou autres bois légers.
Les portraits et scènes de vie témoignent d’humanité, d’un sens aigu des proportions et d’harmonie. C’est l’essence de l’être qui est reflétée: l’irréel est représenté dans le réel.
Les personnages sont sculptés dans un seul tronc. L’échange « primitif » qui s’établit entre l’artiste, le matériau et le sujet représenté donne vie aux caractéristiques inhérentes à la culture Makondé.
La complexité du concept et sa réalisation sont telles qu’une création peut prendre plusieurs mois.
L’art moderne Makondé a commencé à se développer à partir des années cinquante.
La plupart du temps l’inspiration vient au sculpteur lors d’un rêve peuplé de créatures à la limite de l’humain.
D’autres statues symbolisent l’amour, le désir, la volupté, évoquant toujours l’interdépendance des êtres.
L’artiste n’hésite pas à représenter des personnages dont le corps est associé à un animal. Certaines parties du corps sont surdimensionnées et suggèrent par là l’appartenance des personnages à un monde surnaturel. Ainsi l’être n’est jamais livré à sa solitude.
Un volume limité donne vie à un univers de rêves et de démons.